Quand l’on a une amie qui vit à New York et que l’on s’intéresse à la NBA, difficile de ne pas l’interroger à ce sujet. Suis-tu les finales ? Quelle est l’ambiance ? Si le basket n’est pas vraiment son sport de prédilection (faut-il préciser que nous avons fait connaissance dans les travées du Stade Bollaert ?), elle ne pouvait échapper à la ferveur entourant la folle campagne de playoffs des Knicks et partir en vadrouille dans les rues de la ville à l’occasion du match 5, potentiellement décisif.

Les dernières finales NBA des Knicks remontaient à 1999 et le dernier titre à 1973. Autant dire que l’attente était grande, qui plus est dans une ville passionnée par le basket et par sa franchise. Même dans les fictions, de Friends aux Tortues Ninja, les Knicks font vibrer les héros New-Yorkais. IRL, malgré les années difficiles et les déceptions, le public du Madison Square Garden est demeuré fidèle et même parfois excessif.

Une ville orange et bleue !

Notre amie a pu constater tout cela en ville plusieurs heures déjà avant le match 5, qui pouvait donc se révéler décisif. De l’effervescence, des logos des Knicks un peu partout, les couleurs de l’équipe affichées sur les habitations, sur le mobilier urbain…et sur les pâtisseries, dans les boulangeries ! Ici ou là, un petit message à l’attention de Donald Trump accompagnait les encouragements envers les Knicks. Quelques jours plus tôt, le président américain s’était fait remarquer en assistant au match 3 au Madison Square Garden. New Yorkais pur jus, Trump est par ailleurs un ami du propriétaire des Knicks, James Dolan.

Avant et pendant le match, notre amie a déambulé dans New York, notamment sur la 34e Rue, près du Madison Square Garden. L’Empire State Building avait mis ses habits de lumière, avec les couleurs orange et bleu des Knicks. À un mile de là environ, près de Grand Central Station, la célèbre gare que l’on peut notamment voir dans de nombreux films, les gens s’étaient réunis devant un bar pour regarder le match. Du côté de Bryant Park, un homme avait apporté son ordinateur : tous les héros ne portent pas de cape !


Quid de Times Square, l’un des lieux les plus prisés des touristes ? Eh bien, en l’occurrence, l’ambiance n’était pas du tout au basket, même si quelques panneaux lumineux honorent les Knicks. Coupe du Monde oblige, il n’y avait là que des supporters de foot. Des influenceurs sont même payés 50 000 dollars pour rester dans une boîte au milieu du quartier et regarder les 104 matchs de la compétition. Peut-on faire plus Américain que cela ?

La NBA est bien à l’honneur ailleurs. Une watch party de la rencontre est organisée au Radio City Music Hall tandis que le Rockfeller Center, comme d’autres bâtiments, est illuminé aux couleurs des Knicks. Pendant ce temps, une caserne de pompiers diffuse le match sur un mur !

Les New York Knicks, champions NBA 2026 !

Plus la soirée passe, plus la pression monte. Après un début de match à l’avantage des Spurs, les Knicks reviennent dans la partie et rattrapent leur retard, comme ils l’ont déjà fait à plusieurs reprises durant la série, notamment dans le match 4, lors duquel ils ont effacé un déficit de 29 points. Jalen Brunson écrit l’histoire pendant que Victor Wembanyama en prend pour son grade. Oui, les New Yorkais ont osé insulter notre Wemby !

La dynamique des Knicks est trop puissante, inarrêtable, et cela débouche logiquement sur un succès lors de ce 5e match des finales NBA 2026, victoire synonyme de titre pour la franchise ! New York peut laisser éclater sa joie et commencer une fête extraordinaire, pleine de passion, d’hystérie parfois, donnant lieu à une fabuleuse communion. Ce n’est pas une victoire du PSG et ce n’est pas Paris, alors, malgré la foule, pas de dégradations à l’horizon. Des pompiers – peut-être ceux qui avaient retransmis la rencontre ? – défilent dans les rues avec des gyrophares orange et bleus, des couleurs en vogue par les temps qui courent !

Après avoir profité de l’ambiance, notre amie rentre chez elle où elle peut jeter un dernier coup d’oeil à la joie New Yorkaise depuis sa fenêtre. Quel spectacle !

Travail oblige, elle ne peut assister à la parade organisée le 18 juin pour honorer les nouveaux champions. De toutes façons, l’accès à celle-ci était fermé des heures avant l’heure de son grand départ, avec des fans arrivés pour l’événement dès la nuit précédente ! En cette belle journée, les rues sont plus que jamais bondées de gens aux couleurs des Knicks, et les journaux locaux ne s’y trompent pas…

Voilà donc à quoi ressemblait New York au moment de vivre l’un des plus grands moments de l’histoire des Knicks, un moment attendu depuis des décennies. Une atmosphère hors du commun démontrant s’il le fallait qu’à Big Apple, le basket est roi.

Photos, vidéos et témoignage : Mathilde.D

Texte : Alexandre Taillez

Partagez l'article :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles à découvrir