Quelle ferveur ! La Coupe du Monde 2026 a connu son lot de polémiques et de scandales, notamment sur le plan politique, mais les supporters venus des quatre coins du globe, eux, ont fait honneur à la compétition et au football en général. Retrouvez les fans écossais, japonais, argentins, bosniens et bien d’autres dans une sélection vidéos on ne peut plus festive et enthousiasmante.

Mexique, du rire aux larmes

Le Mexique accueillait la Coupe du Monde pour la troisième fois de son histoire, cette fois-ci conjointement avec le Canada et les États-Unis. L’on pourra d’ailleurs regretter que le pays n’ait pu accueillir l’événement seul, tant le football y occupe une place importante. Toujours est-il que le peuple mexicain a pu voir son équipe à Mexico, Monterrey et Guadalajara, trois stades magnifiques. C’est toute une nation qui a explosé de joie à chaque but de la Tri, et qui a pleuré, finalement, lors de la cruelle élimination face à l’Angleterre. Cette passion a suscité quelques débordements, mais ceux-ci n’effaceront pas les belles images.

L’une des séquences les plus insolites de la Coupe du Monde 2026 !

Bosnie-Herzégovine : petit pays, grande ferveur

Voilà une nation à ne jamais sous-estimer. Sportivement, la Bosnie-Herzégovine a éliminé l’Italie pour obtenir son ticket pour le Mondial, et, une fois engagée dans la compétition, la sélection a donné bien du mal à chacun de ses adversaires. Dans les tribunes aussi, les Bosniens ont fait honneur à leurs couleurs. Une importante diaspora est établie en Amérique du Nord et des milliers de Bosniens sont ainsi venus encourager leurs joueurs à chaque match. Le cortège réalisé avant la première rencontre, au Canada, fut impressionnant.

La Tartan Army fait honneur à l’Écosse

Les supporters écossais pourraient avoir droit à leur propre article ! Si leur équipe n’est pas parvenue à passer la phase de groupes, l’enthousiasme, la passion et la ferveur de la « Tartan Army » a ébloui les villes dans lesquelles elle s’est arrêtée. Le 14 juin, plusieurs milliers de fans écossais prenaient la direction du Fenway Park, le mythique stade de l’équipe de baseball des Boston Red Sox. Pas de football au programme mais une ambiance magnifique qui a dû laissé pantois plus d’un Américain habitué aux ambiances feutrées. Les cornemuses étaient naturellement de sortie à chaque match de l’Écosse.

Les Américains ont fait avec leurs atouts

Les États-Unis ne sont pas le Mexique, le football (qu’ils osent appeler « soccer » !) n’est pas le sport roi et, quoi qu’il en soit, le soutien des Américains envers leur équipe se caractérise de manière beaucoup plus sobre qu’en Amérique latine ou qu’en Europe. Mais Team USA bénéficiait bel et bien d’un réel soutien. L’on ne retiendra pas de chant de supporters rythmé mais une interprétation de la célèbre chanson « Take Me Home, Country Roads » de John Denver par tout le stade de Seattle.

Les supporters japonais, vent de fraîcheur du Mondial

Nous évoquions déjà leur comportement exemplaire dans notre récapitulatif de la phase de groupes, les supporters japonais ont été parmi les meilleurs de cette Coupe du Monde 2026, tant par leur nombre que par la puissance de leurs chants, sans oublier leur fair play incomparable, bien sûr. Merci pour ce spectacle !

La marée Oranje

Le style néerlandais est très différent du style japonais mais a un charme certain également ! Les supporters des Pays-Bas sont les rois incontestés des cortèges, toujours très colorés et festifs.

Les Vikings sont de retour !

Les Vikings ont découvert l’Amérique avant Christophe Colomb et il semble que leurs descendants avaient un message à faire passer ! Les supporters norvégiens ont fait du bruit et offert la célébration la plus iconique de la compétition, le « Viking Row », qui imite un équipage de drakkar en train de ramer. Erling Haaland et les joueurs eux-mêmes se sont laissés entraîner.

Le Viking Row est bien sûr repris à Oslo et dans toute la Norvège.

Quand Times Square prend l’accent français

Les Français aussi ont fait le voyage en Amérique du Nord. S’ils n’étaient pas les plus nombreux, ils se sont réunis avant chaque match des Bleus pour de beaux moments de communion, notamment à Times Square, lieu incontournable de New York.

« Muchachos… »

Que les supporters des Bleus encore meurtris par la finale de la Coupe du Monde 2022 nous pardonnent, il nous faut parler des supporters argentins. Voilà probablement la délégation étrangère la plus nombreuse et la plus bruyante sur le sol nord-américain. Pour ainsi dire, Lionel Messi et les siens jouaient à domicile devant des stades très majoritairement acquis à leur cause. Les images filmées lors du match face au Cap-Vert à Miami sont parmi les plus belles de la compétition. La fête s’est poursuivie dans les coursives du stade. Le peuple argentin avait aussi pris possession des rues de Kansas City, d’Atlanta, ou encore de l’AT&T Stadium de Dallas, entre autres.

Les Anglais, comme toujours

Peu importe le pays, peu importe la compétition, peu importe la météo ou la qualité de leur équipe, les supporters anglais sont toujours là, nombreux et bruyants (d’aucuns ajouteront « et ivres » mais nous leur laisserons cette responsabilité !). Chez l’Oncle Sam, ils ont repris à leur sauce la chanson « Wonderwall » du groupe Oasis, pour le plus grand plaisir de leurs joueurs qui se sont joints à eux.

Les fans anglais n’ont pu s’empêcher par ailleurs d’entonner « Ten German Bombers », chant très polémique faisant référence à la Seconde Guerre mondiale. Rappelons que leur entraîneur, Thomas Tuchel, est Allemand.

Un mariage animé par les supporters croates

Comme la Bosnie, la Croatie a une importante diaspora outre-Atlantique, en plus de supporters dévoués prêts à faire le déplacement partout où la sélection se déplace. Ils étaient donc nombreux à soutenir Luka Modric et ses coéquipiers et ont réalisé plusieurs cortèges dans les rues américaines. A Philadelphie, ils ont croisé un mariage et ont permis aux nouveau époux de vivre un moment qu’ils n’oublieront pas de si tôt.

La Coupe du Monde continue jusqu’au 19 juillet et offrira assurément de nouvelles images mémorables. En 2030, pour le 100e anniversaire de la compétition, celle-ci prendra place dans pas moins de 6 pays, essentiellement en Espagne, au Portugal et au Maroc mais quelques matchs se tiendront aussi en Argentine, au Paraguay et en Uruguay. Un délire écologique et économique mais un format qui permettra à nouveau à de nombreux peuples de vibrer.

Photo de couverture : Mathilde.D

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