Sports US : Après le choc du 11 septembre 2001, la libération du 1er mai 2011

Oussama Ben Laden était le visage du traumatisme du 11 septembre 2001. Ainsi, sa neutralisation par l’armée américaine le 1er mai 2011 fut accueillie comme une véritable libération. En quelques minutes, la nouvelle se répandit à travers tous les États-Unis et notamment dans les enceintes sportives où divers événements se déroulaient, donnant lieu à des scènes peu communes. Le phénomène dura plusieurs jours.

Philadelphia Phillies – New York Mets (MLB), Citizens Bank Park de Philadelphie, 1er mai 2011

Alors que les Philadelphia Phillies recevaient les New York Mets pour une rencontre de MLB (le championnat de baseball nord-américain), des clameurs retentirent peu à peu dans la foule, avec le slogan « USA, USA ».

Sur ESPN, la chaîne qui diffusait le match, les commentateurs donnaient la nouvelle en prenant leurs précautions, attendant la confirmation de la Maison Blanche, confirmation qui ne tardait pas à arriver de la bouche de Barack Obama.

Alors que les équipes sportives de Philadelphie et de New York entretiennent une rivalité tenace, et ce dans toutes les disciplines, la disparition du coupable des attentats du 11 septembre 2001 provoqua une union sacrée. Ce moment fit même l’objet d’un court documentaire sur ESPN, la principale chaîne de sport américaine.

Extreme Rules (WWE), St. Pete Times Forum de Tampa, 1er mai 2011, avec John Cena

Outre ce match de baseball, un grand événement organisé par la WWE avait lieu au même moment à Tampa, en Floride. Comme nous l’avons vu dans un précédent article, le monde du catch n’avait pas arrêté ses activités après les attentats du 11 septembre et avait transformé son show du 13 septembre 2001 en cérémonie patriotique.

Le 1er mai 2011, donc, peu après l’officialisation de la mort du terroriste par Barack Obama, John Cena prit le micro et s’adressa à la foule pour leur apprendre la nouvelle, non sans émotion.

Monday Night RAW (WWE), American Airlines Arena de Miami, 2 mai 2011, avec « The Rock »

Le lendemain, le 2 mai 2011, dans un nouveau grand rendez-vous qui se tenait cette fois à Miami, c’est Dwayne Johnson, a.k.a The Rock, autre légende du catch américain, qui parla au public. Pour marquer le coup, celui qui allait par la suite connaître une brillante carrière en tant qu’acteur allait tout simplement réciter le serment d’allégeance au drapeau des États-Unis, avec l’aide des 9 000 spectateurs présents.

Miami Heat vs Boston Celtics (NBA), American Airlines Arena de Miami, 3 mai 2011

L’American Airlines Arena a décidément occupé une place à part durant cette période. Au lendemain du Monday Night Raw avec The Rock, dans la même enceinte, le Miami Heat accueillait les Boston Celtics le 3 mai 2011 pour le 2e match des demi-finales de conférence, en playoffs donc.

Si l’hymne américain est joué avant chaque match, dans chaque compétition, peu importe les circonstances, celui-ci n’est pratiquement jamais entonné par les spectateurs, qui écoutent habituellement religieusement un chanteur ou un musicien se charger de l’interprétation. Mais pas ce jour-là. Deux jours après la neutralisation du bourreau taliban, c’est l’ensemble de l’assistance mais aussi les joueurs et les dirigeants du Heat, Pat Riley en tête, qui chantèrent le Star-Spangled Banner.

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