Après une saison vécue comme mitigée par les supporters, mais tout de même conclue par un huitième de finale de coupe d’Europe et une troisième place en championnat, l’inquiétude était de mise pour le mercato estival du LOSC. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a été mené de main de maître par Olivier Létang.
Olivier Létang, maître du mercato
Si Chancel M’bemba, Thomas Meunier et Aïssa Mandi – trois piliers d’expérience en défense – sont partis libres, le président du LOSC est parvenu à vendre Matías Fernández-Pardo – qui, de toutes façons, avait des envies de départ – à Newcastle pour 60 millions d’euros et surtout, Ayyoub Bouaddi pour 100 millions à Manchester City. Le transfert le plus cher de l’histoire de la Ligue 1 vers l’étranger…quelques jours avant d’être battu par celui de Bradley Barcola du PSG vers Liverpool.
Au rayon des arrivées, les principales sont celles de Dylan Bakwa, en échec à Nottingham Forest et prêté au LOSC, Ueda, le buteur japonais, sortant d’une saison particulièrement réussie avec Feyenoord, l’ailier gauche turc Önal, le milieu de terrain danois Kjaergaard, acheté à Salzbourg, l’arrière droit suisse Srdanovic, le défenseur central Nianzou, arrivé libre de Séville et, l’attraction Gill, gardien de but du Paraguay, qui s’était opposé aux Bleus lors de la Coupe du Monde, même si celui-ci reste cantonné – pour l’instant en tout cas – dans le rôle de remplaçant d’Özer.
Le tableau ne serait pas complet si l’on oubliait la promotion de Davide Ancelotti au poste d’entraîneur. Le fils de son père n’ayant que quelques mois de fonction à Botafogo puis comme adjoint de Carlo à la tête de la Seleção.
Le moins que l’on puisse dire est que le début de championnat paraît plutôt réussi.
D’Angers à Toulouse…
Le premier match de la saison proposait un déplacement à Angers, une équipe qui semblait, elle aussi, avoir réussi son mercato. L’inusable Giroud refroidissait l’ambiance de Raymond Kopa d’entrée avant que Thiago Santos n’enfonce le clou. Si le LOSC subissait en seconde période, les Angevins étaient rarement dangereux, la faute à leur manque de réalisme dans le dernier geste. Les dogues s’imposent donc sans trop trembler pour leur première sortie.
La seconde opposition, la réception de l’ogre parisien, promettait un tout autre niveau mais les rouges et blancs soutenaient parfaitement la comparaison s’offrant même le luxe d’ouvrir la marque par Haraldson en première mi-temps puis, à cinq minutes de la fin, d’enfoncer le clou par l’intermédiaire de Bakwa qui, pensait-on à ce moment, offrait la victoire au public de Pierre Mauroy. C’était sans compter sur la hargne du champion de France et d’Europe en titre dont les deux buts dans les arrêts de jeux refroidissaient l’ambiance des locaux et privaient surtout le LOSC d’une victoire qui lui tendait les bras.
C’est donc très confiant que les Lillois se présentaient à Toulouse pour la troisième opposition de la saison ; contrairement aux attentes, ce match fut un calvaire. La première mi-temps était tout à l’avantage des Occitans et il fallu un grand Özer pour préserver sa cage inviolée. Conscient des difficultés de son équipe, Ancelotti remaniait son équipe à la mi-temps et bien lui en prit puisque, pour sa première apparition sous ses nouvelles couleurs, Ueda marquait le but de la victoire. Une victoire, certes imméritée, mais qui marquait les esprits pour installer le LOSC confortablement en haut du tableau.
Place à la Ligue des Champions et à Lille-Betis !
Prochain rendez-vous en championnat avec la réception de Troyes mais, entre-temps, Lille débutera sa campagne européenne par la réception du Betis Séville.
Le programme proposé ne sera pas des plus faciles puisque, outre les Ibériques, le Bayern de Munich, Galatasaray et le Slovan Bratislava se présenteront à Pierre Mauroy tandis que les dogues devront aller à Arsenal, à la Roma, à Stuttgart et à Bodø pour un déplacement quelque peu exotique, au-delà du cercle polaire, face à l’attraction de ces dernières années : Bodø, Glimt. La qualification ne sera donc pas aisée, on voit mal des points être arrachés au Bayern ou à Arsenal. Cela dit, on n’en voyait pas non plus face aux deux Madrid il y a deux ans. Les dogues n’auront donc pas droit à l’erreur sur les autres matchs, notamment à domicile, pour prétendre à une qualification.
Premiers éléments de réponse ce mardi soir face aux Andalous.
Texte et photo de couverture : Christophe
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