Tous les quinze jours, CinéSport vous propose une sélection de 7 films dédiés à un même thème. Après les œuvres mettant en avant le monde du cinéma, changement de ton pour ce 2e numéro avec… les hooligans ! Un sujet qui méritait quelques rappels historiques sur le phénomène.
Histoire du hooliganisme
Voilà un curieux mot que celui de hooligan… Les avis divergent quant à l’origine du nom. Un certain Patrick Hooligan, Irlandais de son état et ivrogne notoire, serait passé à la postérité en provoquant de nombreuses bagarres dans les pubs londoniens. Selon d’autres, une famille Hooligan serait devenue célèbre au XIXe siècle par un mode de vie quelque peu agité. Enfin, hooligan pourrait dériver d’un gang du quartier londonien d’Islington qui aurait été dénommé Hooley. Faites vos jeux !
L’origine est obscure. Les hooligans sont donc entrés dans la légende. Une légende souvent noire… Comme pour le 11 septembre 2001, chacun se souvient de ce qu’il faisait le 29 mai 1985 lorsque la télévision retransmettait la mort en direct, en filmant les bagarres entre supporters de Liverpool et de la Juventus de Turin, qui provoquèrent la mort de nombreuses personnes dans une gigantesque bousculade.
Plus personne n’ignore désormais que des bandes rivales s’affrontent avec une violence extrême dans et autour des stades. Les sociologues s’emparent du phénomène et tentent d’appliquer tant bien que mal leurs méthodes scientifiques pour expliquer la causalité du phénomène. Chômage, désœuvrement, passion exacerbée pour son club, sa ville, sa région, son pays, infiltration de l’extrême-droite, alcoolisation à outrance, chacun y va de son couplet pour déterminer le sujet sans jamais donner la parole aux acteurs principaux.
Ils l’auraient dit, eux, que le hooliganisme, c’est tout simplement comme « jouer à celui qui pisse le plus loin » ! Les choses ne sont parfois pas plus compliquées et chaque membre d’une bande hooligan a certainement ses propres raisons de se plonger dans cet univers.
La tribu urbaine des hooligans développe progressivement sa contre-culture à coup de musique pop ou techno et arbore sa propre mode. Le look des hooligans est certainement un anti-look. Il s’agit d’être un « casual », badaud passe-partout qui abandonne bientôt le trop connu laurier Fred Perry pour le tartan Burberry ou une cible Stone Island qui ne sont pas moins repérables pour un œil averti. La liste des marques sportswear de luxe n’est pas exhaustive bien entendu… Une chose est sûre, le football de papa est mort ! Et pas seulement dans les tribunes, d’ailleurs.
Le phénomène du hooliganisme est très certainement indépendant de la modernisation sociétale et libérale du football. C’est une mode qui vit et s’étend comme toutes les modes et dont la propagation accompagne la mondialisation du football. Depuis longtemps, en Europe, l’Angleterre a perdu son leadership au profit des pays de l’Est. Le fait nouveau est que le hooliganisme s’est étendu à la quasi-totalité du globe ces dernières décennies. L’Amérique du Sud ? Cela fait longtemps que les gangs locaux, appelés barras bravas, règlent leurs comptes avec nombre d’armes dont des pistolets.
Plus récente est la contamination des pays du Maghreb où des groupes ultras appliquent des comportements inspirés de l’exemple européen.
La nouveauté, c’est que la violence autour des stades gagne des territoires sur lesquels le football est loin de constituer le sport-roi. En 2015, des affrontements éclataient entre supporters des New York Red Bulls et du New York Football Club peu avant le derby. À plusieurs milliers de kilomètres de là, en Australie, des supporters de Melbourne Victory et Sydney Football Club propageaient un joyeux chaos en centre-ville.
Seul le continent asiatique semble, pour l’heure, épargné. Et la France dans tout cela ? Des groupes de supporters actifs se sont créés dès les années 1980 et la violence a aussitôt accompagné leurs rencontres. Un mensuel destiné aux supporters, Sup’Mag, a largement contribué à exporter les cultures ultra et hooligan jusque dans les divisions inférieures.

Les incidents dans et autour des stades se sont bien taris au regard de ce qui se passait dans les années 1990 et 2000. La répression a contraint les hooligans à privilégier des « free fights », souvent à plusieurs kilomètres du stade.
Peu regardants en matière de constitutionnalité, les différents gouvernements et certains clubs français ont édicté des lois d’exception afin de ficher, voire bannir, les habitués des tribunes les plus agitées et dissoudre des associations entières. Interdire les supporters de déplacement, voilà la seule réponse apportée par le gouvernement.
Le cinéma ne pouvait que s’intéresser au sujet.
À mort l’arbitre
Film français de Jean-Pierre Mocky (1984)
Maurice Bruno est désigné pour arbitrer un match de football comptant pour la Coupe d’Europe. Déjà avant le match, l’ambiance est surchauffée et le commissaire Granowski veille à ce qu’il n’y ait pas de débordements. Par autobus bondés, une foule jaune et noire débarque en ville et s’enivre. Bruno sait que le match sera tendu. Aussi, peu avant le match, l’arbitre décompresse-t-il en compagnie de son amie Martine, journaliste. Le match est heurté sur la pelouse. Un pénalty sifflé dans les dernières minutes est synonyme de défaite et d’élimination des jaunes et noirs. L’ambiance dégénère dans les tribunes et des bagarres éclatent entre supporters des deux équipes. Sous la férule de Rico et Albert, des supporters fanatiques et ivres de vengeance traquent l’homme en noir et son amie dans toute la ville. Granowski tente d’empêcher le déferlement de violence…
« C’est con une foule ; ça suit le plus dingue et il y en a toujours un de dingue », assurait Mocky. Tourné un an avant le drame du Heysel, il s’agit du seul film français à évoquer le hooliganisme et ses hordes de supporters sombrant dans la violence. L’objectif du cinéaste est plus de condamner la violence autour du football que de présenter le mode de vie des supporters les plus violents. Les puristes s’étrangleront du look des fans jaunes et noirs, ni ultras, ni hooligans, de même à la vision de Michel Serrault en chef de bande et homme médiocre. Les supporters sont ici plus campés en bougres adeptes d’une violence spontanée qu’en professionnels de la bagarre. Pourtant, certainement le meilleur film du genre en ce qui concerne la mise en place des mécanismes de violence spontanée des foules. Pour la petite histoire, les scènes du stade furent tournées dans l’antre du Football Club de Rouen qui manque à l’élite du football français. Une réussite !
Arrivederci Millwall
Film anglais de Charles McDougall (1990)
C’est la Coupe du Monde de football en cet été 1982 en Espagne. Mais cette période coïncide également avec le début de la Guerre des Malouines opposant la Grande-Bretagne à l’Argentine, pour laquelle la Nation espagnole prend fait et cause. Avec Billy Jarvis, un groupe de quatre hooligans de Millwall Football Club, entreprend de supporter sa sélection nationale et d’errer dans la péninsule. En plus du football, l’alcool et la bagarre constituent leur projet de vacances qui commencent à Bilbao. Mais surtout, il s’agira pour Billy de venger de quelque manière que ce soit la mort de son frère Bobby, tué, à l’autre bout de la planète, lors du conflit. Billy tenait beaucoup à son frère même s’il s’autorisait une relation avec l’amie de celui-ci. Le voyage footballistique va vite devenir un enfer. C’est à l’Espagne, solidaire de l’Argentine, de subir leur vengeance. Les gars de Millwall non plus n’en ressortiront pas indemnes…
Premier film anglais à traiter du hooliganisme, à l’exception du téléfilm The Firm, réalisé par Alan Clarke en 1988, que la France avait eu le mauvais goût de projeter sous le titre Carton rouge pour les hooligans. La réalisation de McDougall est un moyen métrage de cinquante minutes, issu d’une pièce de théâtre de Nick Perry, et évoquant un groupe de supporters violents et xénophobes dont le clair but de leur séjour hispanique est bien la vengeance de la mort de l’un des leurs sur les lointaines Malouines. Le réalisateur n’invite pas à l’empathie concernant les hooligans. Quel dommage que cette brillante œuvre ne dure pas plus longtemps, interdisant d’approfondir la psychologie des protagonistes. La carence de moyens se fait ressentir et les scènes d’action manquent. Les amateurs de bagarres seront frustrés. Arrivederci Millwall n’en demeure pas moins mythique. Inédit en France.
The Firm
Film anglais de Nick Love (2009)
À Londres dans les années 1980. Dom est un adolescent, tout ce qu’il y a de plus normal. Comme tous les jeunes de son âge, il sort en boîte avec ses copains. Certainement aurait-il préféré une jeune fille mais c’est Bex Bissell que son ami Tel bouscule par mégarde. Et Bissell est le leader de la firm de West Ham United… Dom retourne voir Bissell dans le pub dans lequel il se regroupe avec sa bande de hooligans. Le leader loue le courage de l’adolescent qui ose venir recroiser sa route. Fasciné par Bissell, Dom commence à le côtoyer. Son sens de l’humour le fait rapidement accepter au sein de la bande. Mais d’autres qualités sont requises pour devenir un casual. Se confronter aux firms des autres clubs est obligatoire. Portsmouth, Crystal Palace, Dom débute son apprentissage. La bande de Bissell se fait bientôt sévèrement rosser par les hooligans de Millwall. Cette défaite met à mal le leadership de Bissell au sein du groupe. Il est déterminé à prendre sa revanche. Dom se rend compte qu’il sera bientôt trop tard pour sortir de cette spirale de violence…
Remake d’un précédent téléfilm réalisé par Love, la présente réalisation est exclusivement autocentrée sur la violence. Aussi, le football n’est-il jamais évoqué. Le sport peut servir de prétexte parfois c’est vrai, mais quelques scènes de pelouses ne nuiraient pas. The Firm peut paraître parfois un peu trop désincarné. Love fait ainsi l’économie des raisons qui poussent des hommes à se battre autour des stades et se borne à n’évoquer que leur mode de vie, empreint d’un remarquable réalisme. Le réalisateur offre une excellente immersion dans le milieu des firms. La bande originale est justement originale en préférant les grands standards de la musique britannique des années 1980, comme Soft Cell, Tears for Fears ou Nik Kershaw, plutôt que des groupes pop et rock plus underground. Le spectateur pourra être surpris de la mode vestimentaire des casuals de West Ham pour lesquels les marques de luxe cèdent leur place aux survêtements Fila ou Sergio Tacchini. Inédit en France.
The Football Factory
Film anglais de Nick Love (2004)
C’est enfin le week-end ! Et Tommy Johnson n’a qu’une hâte : s’adonner à ses activités favorites que constituent le sexe, l’alcool, la drogue, mais par-dessus tout, Chelsea Football Club. Entouré de ses copains, Billy Bright, jamais avare d’une réflexion raciste et Zeberdee, toujours plongé dans quelque embrouille, Johnson ne louperait un match de son équipe pour rien au monde. Mais ce que le supporter des Blues préfère encore, c’est se battre contre les autres firms, lui, pourtant issu d’une famille de la classe moyenne et jouissant d’un emploi stable. Johnson aime la bagarre, au point que le comportement trop fougueux du héros et de sa petite bande les met parfois en délicatesse avec le leader, Harris, qui apprécierait un peu plus de discipline. Le match contre l’ennemi juré de Millwall approche et l’excitation est à son comble. À presque trente ans, Johnson sait qu’il aura bientôt un choix décisif à faire : arrêter le baston et épouser une vie normée ou plonger de plus belle dans son mode de vie, au grand désespoir de son vétéran de grand-père, Bill Farrell, qui, lui, a connu la vraie guerre et espère une autre vie pour son petit-fils…
Librement inspiré du roman éponyme de John King, Love se réessaie à son sujet de prédilection en jetant son dévolu sur une autre firm réputée des rues londoniennes. Comme dans son œuvre précédente, le football n’est jamais évoqué bien que The Firm soit plus fouillé et plonge dans le quotidien de la bande de copains entre filles faciles, drogue et bagarre. Peut-être parce qu’issu d’un roman, le film tombe moins dans le cliché et Love réussit son pari de susciter l’empathie du spectateur, au point que le film peut être perçu comme apologétique même si chacun se rendra compte qu’être membre d’une firm n’est pas sans risque. La bande originale est toujours à la hauteur et les scènes d’action, tournées caméra à l’épaule sont parfaitement crédibles. Certainement le meilleur film du genre ! Danny Dyer, qui tient le rôle principal, appréciera suffisamment son expérience de hooligan pour ensuite tourner une série de dix mini-reportages en Europe, Turquie et en Amérique du Sud et sortis en France sous le titre Hooligans F.C.
Hooligans
Titre original : Green Street Hooligans
Film anglo-américain de Lexi Alexander (2005)
Étudiant en journalisme, Matt Buckner est injustement renvoyé de la prestigieuse université de Harvard pour possession de cocaïne que son camarade de chambrée avait dissimulée dans son armoire. Il décide alors de traverser l’Atlantique afin de rendre visite à sa sœur londonienne, Shannon, qui vient d’accoucher de son enfant. Matt débarque dans la gare centrale que des employés remettent en état. La veille, le hasard a fait se croiser des gars de West Ham avec ceux de Tottenham Hotspurs. Non qu’il ne soit pas le bienvenu mais Matt contrecarre les plans de son beau-frère, Steve Dunham, avec qui la rencontre est froide. Toujours à l’improviste, Pete, le frère de Steve, débarque au domicile. Matt est confié aux soins de Pete qui, malgré de fortes réticences, l’intègre dans son monde. L’Américain découvre un univers qui lui est totalement inconnu : celui des casuals de la Green Street Elite, la firm de West Ham. Le protégé de Pete ne fait pas l’unanimité au sein de la G.S.E. Et encore, ne savent-ils pas qu’il est fils de journaliste…
De sexe féminin et de nationalité allemande, rien ne prédestinait la jeune réalisatrice à s’intéresser au phénomène du hooliganisme. Moins réussi que ses concurrents britanniques, le film d’Alexander n’en est pas moins agréable à regarder…, en version originale ! Le doublage en français est catastrophique dans le choix du champ lexical. Et entendre en français l’hymne du club de West Ham, « I’m forever blowing bubbles », est juste pathétique. Puisqu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, le film fait figurer de vrais hooligans dans leur propre rôle, à l’exception des acteurs principaux bien entendu. L’aviez-vous remarqué ? Cass Pennant apparaît en policier anti-émeute, lors des incidents à la gare de Manchester. Un comble pour le mythique leader de l’Inter City Firm de West Ham ! Enfin, cerise sur le gâteau : « I wanna be adored », des Stone Roses, compte parmi la bande originale. Bon, c’est vrai qu’Elijah Wood en Américain sombrant dans les bas-fonds londoniens n’est pas très crédible… Mais n’en déplaise aux plus puristes des plus pointilleux, Hooligans est un bon film.
I.D.
Film anglo-allemand de Philip Davis (1995)
John est un jeune policier ambitieux au comportement irréprochable. Épaulé par trois collègues, il se voit bientôt confier par sa hiérarchie une mission à risque : infiltrer les terribles hooligans de Shadwell Town évoluant en deuxième division. L’identification des meneurs permettra l’arrêt des violences après que ceux-ci croupiront en prison. La ruse permettra au quatuor de progressivement se noyer dans la masse des hooligans. Mais gagner la confiance des meneurs, habitués du pub The Rock, est une autre histoire. Aussi, faudra-t-il que John mette la main à la pâte ou plutôt le poing à la figure. Le problème est que John se prend au jeu, au point d’oublier la raison pour laquelle il fréquente « le Chenil », la glauque antre des Dogs de Shadwell. John sombre dans la violence. Les tensions s’exacerbent parmi le quatuor et le policier-hooligan devient méconnaissable aux yeux de son épouse…
Connu également en France sous le titre Hooligans, nous nous en tiendrons au titre original afin qu’il n’y ait nulle confusion avec la précédente œuvre. Aucun initié ne croira à cette histoire d’un nouveau venu qui intègre aussi facilement l’élite des hooligans d’un club, aussi fictif soit-il comme Shadwell Town… Également, le look de certains hooligans laisse à désirer, avec une mention spéciale à celui qui arbore un avant-bras de cuir parsemé de clous… Une fois n’est pas coutume, vendons la fin ! Elle est des plus ambigus. Aussi, après avoir sombré dans la drogue, John défile-t-il avec des skinheads sans que l’on sache s’il s’agit d’une nouvelle couverture comme il l’indique à son ancien collègue Trevor. Le film a beaucoup vieilli mais les amateurs apprécieront.
L’Ultimo Ultras
Film italien de Stefano Calvagna (2009)
Luca Vanni est un ultra de la Brigata Gladio. Tandis qu’il se déplace à Milan avec son groupe, leur bus est attaqué par le groupe local de la Brigata Albatros. Dans la bagarre qui s’ensuit, Luca poignarde à mort un tifoso local à la poitrine. Le meurtrier est alors contraint de partir en exil forcé et se réfugier dans un appartement sur les rives du Lac de Garde. Luca s’appelle désormais John Sirani et quelques centimètres de cheveux supplémentaires garnissent son crâne. Il ne s’autorise quelques sorties que pour effectuer des paris sportifs dont les gains sont engloutis par les frais d’hôtel, mais aussi pour fréquenter Lucrezia, une prostituée. Plus risquées sont ses sorties dominicales lors desquelles Luca-John retourne à ses vieux démons et intègre les supporters visiteurs du club local en participant aux affrontements contre les Ultras Bardo. Immanquablement, le dimanche soir le ramène à sa solitude et au souvenir du jeune garçon qu’il a suriné. Luca parvient néanmoins à trouver l’amour, en la personne de Marina, charmante caissière dans le local de bookmaking. Marina est plus âgée et masque une lourde peine après que son fils ait été poignardé… La présence au stade d’un même individu dans les tribunes visiteurs intrigue Bruno Spalti, le chef des Ultras Bardo. Ce dernier découvre bientôt quelle véritable identité se cache derrière l’homme mystérieux. Vanni-Sirani est bientôt rançonné par Spalti…
Un film italien ! Voilà qui a le mérite de faire sortir des ruelles de l’East End londonien. Calvagna signe un film indépendant dont il tient lui-même le rôle principal ; un rôle qui sied, en effet, à un ancien membre des Irriducibili, les ultras de la Lazio Rome. Un film âpre, violent, sans censure comme les Italiens savent faire. Le réalisateur n’ôte pas non plus l’idéologie néo-fasciste de nombre de groupes ultras. À ce propos, il est à noter que l’intrigue ne fait référence à aucune équipe réelle du Calcio. À la différence des œuvres anglaises, le présent film a la bonne idée de sonder le profil psychosociologique du héros. Mais l’on s’y perd parfois et la bonne idée devient alors trop indigeste et complexifie l’intrigue avec des éléments invraisemblables. Surtout en ce qui concerne l’histoire d’amour entre le héros et Marina. Relisez bien le synopsis, vous devinerez… L’Ultimo Ultras demeure néanmoins un film plaisant sur l’univers des ultras et le Calcio, véritable religion en Italie. L’occasion est fournie de rendre hommage à Gabriele Sandri, tifoso de la Lazio, assassiné d’une balle dans le cou par un policier en 2007. Giustizia per Gabriele !

