Les Sang et Or de retour en Ligue des Champions ! Après son succès 1-0 face au FC Nantes vendredi soir, le RC Lens a validé son billet pour la plus prestigieuse des coupes européennes pour la 4e fois de son histoire. Retour en images sur les 3 précédentes campagnes.
Quelle histoire ! C’est un gamin de 16 ans, Mezian Mesloub, fils de l’ancien joueur professionnel Walid Mesloub, qui a marqué le but décisif face aux Canaris quelques secondes seulement après son entrée en jeu, pour son premier ballon à ce niveau. Lens ne pourra plus être rattrapé et jouera donc la Ligue des Champions lors de la saison 2026/2027.
La précédente qualification lensoise en C1 est encore récente. Lors de la saison 2022/2023, l’équipe alors entraînée par Franck Haise était montée sur la 2e marche du podium, s’offrant des retrouvailles avec la Ligue des Champions après 21 ans d’absence.
2022/2023 : le RC Lens digne de la C1 !
Au programme pour ce grand retour en C1 ? Arsenal, le FC Séville et le PSV Eindhoven.
C’est en Espagne que le parcours commença, avec un déplacement au Stade Ramón-Sánchez-Pizjuán de Séville le 20 septembre 2023. Le contexte n’était pas favorable aux Lensois, en grande difficulté en championnat à cette période, et rapidement menés au score par les Sévillans sur une réalisation d’Ocampos. Mais tout allait changer un petit quart d’heure plus tard seulement, à la 24e minute, sur un coup franc puissant signé Angelo Fulgini.
Pas de victoire lensoise malgré une belle opportunité de Morgan Guilavogui en fin de match, mais un point précieux pour le classement et surtout très bon pour le moral.
Une confiance retrouvée, c’est ce qu’il fallait pour affronter Arsenal le 3 octobre. Pour le grand retour de la Ligue des Champions à Bollaert, le public lensois avait mis les petits plats dans les grands. Tous les spectateurs présents dans les travées ce soir-là en témoigneront, l’atmosphère était électrique, l’ambiance fantastique.
Dans un stade Bollaert survolté, et malgré l’ouverture du score de Gabriel Jesus pour les Gunners, Lens réalisait un exploit grâce à des buts d’Adrien Thomasson et Elye Wahi, et une solidarité fabuleuse en fin de match.
La double confrontation face au PSV Eindhoven n’allait pas être simple. Après un match nul 1-1 à Bollaert, le RCL s’incline 1-0 aux Pays-Bas face à une équipe plus expérimentée, plus roublarde.
Arsenal voulait sa revanche le 29 novembre, et le moins que l’on puisse dire est qu’Arsenal a obtenu sa revanche. 6-0, un score de tennis pour laver l’affront du match aller. L’on pourra s’étonner cependant des provocations faites par les joueurs anglais envers les supporters lensois ayant fait le déplacement, les deux clubs n’évoluant tout simplement pas dans la même catégorie.
S’il ne perd pas face au FC Séville, le RCL obtiendra la 3e place de son groupe, la saison 2023/2024 étant la dernière avec le système par groupe, avant que n’entre en vigueur la formule avec une poule unique en 2024/2025. Dos à dos après 90 minutes de jeu suite à deux penaltys, transformés par Frankowksi pour Lens et Sergio Ramos pour Séville, les Sang et Or arrachent la victoire dans les arrêts de jeu sur un nouveau but d’Angelo Fulgini, décidément motivé dans cette compétition et lorsqu’il croise la route des Espagnols. 2-1, Lens finit son parcours en C1 sur une note magnifique.
2002/2003 : le groupe de la mort…
La campagne précédente, en 2002/2003, fut du même acabit, riche en émotions !
Cela avait certes commencé par une défaite 2 buts à 1, mais est-ce vraiment honteux sur la pelouse de l’AC Milan, futur vainqueur de l’épreuve ?
Le Racing Club de Lens de Guillaume Warmuz, Daniel Moreira ou encore John Utaka est dans un groupe très relevé et reçoit le Bayern Munich pour le 2e match. Et c’est justement John Utaka qui, à la 76e minute, offre le point du nul aux siens en trompant le mythique gardien allemand Oliver Kahn de la tête sur corner. Les Bavarois avaient ouvert le score mais n’ont pas résisté à la furia lensoise.
Les jeunes amateurs de football ne connaissent peut-être pas le Deportivo La Corogne. Pourtant, au début des années 2000, le club galicien était l’un des meilleurs du championnat espagnol. Son palmarès ? Champion en 2000, vice-champion en 2001 et 2002, vainqueur de la Coupe du Roi et de la Supercoupe d’Espagne en 2002. Tout cela pendant l’ère des Galactiques du Real Madrid ! Le Deportivo atteindra même la demi-finale de la Ligue des Champions en 2004. Ce n’est donc pas en favori que Lens se déplaçait là-bas pour la 3e journée, un match qui allait mal se passer malgré l’ouverture du score de Daniel Moreira. Les Artésiens encaissaient 3 buts en deuxième période et s’inclinaient donc 3-1.
Un point en trois matchs : le bilan comptable n’est pas bon. Les 3 points engrangés lors du 4e match, à nouveau face à La Corogne mais à Bollaert cette fois, font donc le plus grand bien ! Buts lensois signés Adama Coulibaly, Daniel Moreira et Olivier Thomert.
Le grand moment de la campagne lensoise en 2002/2003 allait se produire le 29 octobre 2002 face à l’AC Milan. Contre un ténor du football européen, et malgré le but de Shevchenko concédé à la 31e minute, Lens allait livrer une performance de très haut niveau, récompensée à la 41e minute par l’égalisation de Daniel Moreira suite à un centre de John Utaka. Et ce n’était pas fini : à la 49e minute, John Utaka, encore lui, exerçait un pressing intense sur la défense italienne, récupérait le ballon et le glissait au fond des filets. 2-1 pour Lens ! Ce serait aussi le score final : quel exploit !
Pour le 6e match de la phase de groupes, Lens allait vivre un match à 6 buts. 3-3 à Munich face au Bayern, insuffisant pour se hisser au tour suivant, mais suffisant pour obtenir la 3e place, devant les Allemands, et être reversé en Coupe de l’UEFA !
1998/1999 : en passant par Wembley
Notre voyage dans le temps s’achève en 1998, quelques mois après le titre de champion de France décroché par les hommes de Daniel Leclercq. Arsenal était déjà au programme des Lensois cette année-là, et le légendaire Tony Vairelles marquait le premier but de l’histoire du RC Lens dans la compétition dans les derniers instants du premier match, offrant un bon match nul à son club.
Nouveau match nul 1-1 lors du 2e match, avec un nouveau but de Tony Vairelles, à Kiev face au Dynamo.
2 points en 2 matchs, c’est honorable, mais 5 points en 3 matchs, c’est mieux ! Tel est le bilan lensois après le succès 1-0 face au Panathinaïkos le 21 octobre 1998 grâce à un but de Wagneau Eloi.
Les Grecs allaient toutefois prendre leur revanche au match retour quelques semaines plus tard : défaite lensoise 1-0.
Il en faut plus pour décourager une équipe de caractère. Le 25 novembre 1998, le Racing Club de Lens réalise l’un des plus grands exploits de son histoire et gagne 1-0 à Londres face à Arsenal. C’est la première fois qu’un club français l’emporte dans le mythique stade de Wembley ! Le buteur ? Un historique du club, Mickaël Debève, récupérant victorieusement un centre de Vladimir Smicer à la 72e minute. Seule ombre au tableau, l’expulsion de Tony Vairelles dans le temps additionnel suite à une grossière simulation du Gunner Lee Dixon en fin de match. La Var n’était pas là pour attraper les tricheurs !
Notons que près de 8 000 supporters lensois avaient fait le déplacement et offert une magnifique ambiance.
Guillaume Warmuz racontera par la suite dans son autobiographie Ma vie sera ici à quel point son vis à vis, David Seaman, s’était montré élégant ce soir-là. À la fin de la rencontre, le gardien anglais avait attendu le Français pendant de longues minutes dans le seul but de le féliciter. Si Lee Dixon avait sali l’image d’Arsenal, David Seaman en avait ainsi montré un aspect beaucoup plus noble !
Sans Tony Vairelles, le Racing allait devoir trouver une solution pour battre le Dynamo Kiev lors du 6e et dernier match, ce qui serait tout simplement synonyme de qualification en quarts de finale de l’épreuve (seules 24 équipes disputaient la Ligue des Champions en 1998/1999). Mais la soirée allait virer au cauchemar, avec d’abord l’expulsion rapide de Frédéric Déhu. À 10, Lens allait résister, notamment grâce à des prouesses de Guillaume Warmuz, mais Andrey Schevchenko et ses coéquipiers allaient finalement faire plier la défense lensoise à trois reprises. Le but de Vladimir Smicer n’y changerait rien, défaite lensoise 3-1 et fin du parcours européen. Les émotions furent toutefois intenses et les performances lensoises une belle publicité pour le football français.
Un bilan équilibré
En trois participations et 18 matchs joués, le Racing Club de Lens a donc un bilan équilibré de 6 victoires, 6 matchs nuls et 6 défaites.
Au moins 8 matchs viendront donc s’ajouter à la liste en 2026/2027, et CinéSport suivra cette campagne au plus près !

