Interstellar (2014) – Le film du mercredi

La découverte d’un film qui nous bouleverse profondément est un phénomène rare, même lorsque l’on a la chance de se rendre régulièrement dans les salles obscures, même lorsque l’on est « bon public ». Nous parlons là d’œuvres qui, dès le premier visionnage, nous transportent, grâce à des histoires uniques, par l’émotion qu’elles dégagent, mais aussi par la justesse des acteurs et la qualité de la bande originale… En 2014, Insterstellar réunissait tous ces éléments.

Résumé

Dans un avenir proche, la Terre n’est plus que l’ombre d’elle-même. Les ressources naturelles ont été épuisées et l’humanité essaye de survivre tant bien que mal. Nous découvrons Joseph Cooper, un ancien pilote de chasse qui mène désormais une modeste vie d’agriculteur, avec ses deux enfants et son beau-père. Avec sa fille Murphy, suite à une tempête de sable, il met le doigt sur un phénomène gravitationnel anormal. En essayant d’en trouver l’origine, ils découvrent ensemble une base secrète de la NASA, base dans laquelle se prépare dans le plus grand secret une mission de sauvetage de l’humanité.

Le professeur John Brand (joué par l’illustre Michael Caine) demande alors à Cooper de mener cette mission consistant à trouver des exo-planètes habitables grâce à l’apparition d’un trou de ver à proximité de Pluton, trou de ver qui permet de se rendre dans des systèmes encore inexplorés aux confins de l’Espace. Aventurier dans l’âme, mais surtout craintif pour l’avenir de ses enfants, il accepte. Avec trois autres astronautes (dont la fille du professeur Brand, interprétée par Anne Hathaway), il va devoir faire face à l’inconnu, physiquement et psychologiquement, car la valeur du temps dans les systèmes qu’ils vont explorer varie, une heure passée sur une planète pouvant représenter des années sur une autre. Sur Terre, Murphy vieillit (elle prend ainsi les traits de Jessica Chastain) et devient une scientifique chevronnée, tentant de résoudre des équations essentielles au succès de l’opération menée par son père…

Entre immensité et intimité

Si Interstellar est bien sûr un film de science-fiction, c’est aussi un grand film d’amour familial. Cooper, brillamment joué par Matthew McConaughey, mène une course contre la montre a priori impossible pour revoir et sauver ses enfants, et notamment sa fille, avec qui il entretient une relation très forte malgré les années lumières qui les séparent et le déchirement provoqué par son départ. Le duo nous offre les scènes les plus émouvantes du film.

Les scènes les plus impressionnantes sont bien sûr celles nous faisant découvrir des mondes extraordinaires et inhabités, où l’espoir et le danger sont étroitement liés.

L’esthétique du film n’est pas un plagiat mais un hommage à 2001 : L’odyssée de l’espace, avec une touche de modernité en plus, naturellement. Nous sommes plongés dans l’immensité, et les explorateurs en mission nous rappellent les grands explorateurs d’antan, ceux qui découvraient de nouveaux mondes après avoir navigué vers l’inconnu dans de grandes embarcations.

Si la situation initiale du film est très sombre, son développement est une ode au génie humain qui peut trouver dans les pires contextes les solutions pour assurer sa survie.

Christopher Nolan fait fi des probabilités et des connaissances des scientifiques pour notre plus grand plaisir et va jusqu’au bout de ses idées, notamment dans la fameuse scène de la bibliothèque, où Cooper découvre une nouvelle dimension pouvant influer sur le Temps et la gravité.

Devant Insterllar, de nombreux spectateurs français ont sans doute déjà eu une pensée pour les frères Bogdanoff, dont beaucoup de fantasmes sont portés à l’écran. L’émission Rayons X nous le disait : « dans l’univers, rien n’est impossible ! »

Enfin, le réalisateur fait une fois de plus confiance à son compositeur fétiche, Hans Zimmer, qui ne nous déçoit pas avec ses thèmes bouleversants, que l’on soit face à une catastrophe dans l’espace ou face à une situation déchirante sur Terre. L’Allemand s’adapte parfaitement à la science-fiction et innove, comme souvent.

Où voir Interstellar ?

Interstellar est disponible avec l’abonnement de base sur Prime Video et HBO Max, mais aussi à la location ou à l’achat sur Apple TV, Canal VOD, Rakuten TV…

Une édition « ultra Collector » avec Blu-ray 4K et divers goodies est sortie en décembre 2024 et est toujours disponible au prix de 78€84.

Les versions « classiques » en DVD ou Blur-ray sont disponibles chez tous les revendeurs spécialisés pour 10 ou 15 euros.

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