Le 3 mai 2011, Derrick Rose devenait le plus jeune MVP de l’histoire de la NBA. De quoi émerveiller Quentin Gris, 11 ans à l’époque et natif de Chicago. 15 ans plus tard, en janvier dernier, « D-Rose » était honoré par les Chicago Bulls, qui retiraient son numéro 1 lors d’une cérémonie émouvant à laquelle Quentin Gris assistait. Rien de plus normal pour celui qui a réalisé des milliers d’illustrations de Derrick Rose et même publié deux livres lui étant consacrés.
-À quelle période avez-vous commencé à suivre la NBA ?
-J’ai entendu parler de la NBA quand j’avais 8 ans, ce qui correspond à l’âge auquel j’ai commencé le basket. Il m’a fallu attendre le 5 Majeur de l’été 2011 qui célébrait le titre de Dallas pour plonger dans cet univers qui a chamboulé ma vie, dans le bon sens du terme bien sûr. Étant né à Chicago, être fan des Bulls était une évidence. Et lorsque j’ai compris qui était Derrick Rose, je suis devenu fou de ce sport. Les années 2010 sont mon meilleur souvenir de la NBA, car j’ai tout aimé : la dureté des défenses, les talents offensifs exceptionnels (DRose, Melo, Kobe, LeBron, KD), les rivalités (Boston VS L.A.), l’ambiance des playoffs. Voir tout ça en tant qu’enfant rajoute bien évidemment à la nostalgie. Je ne dirais pas que c’était mieux avant, simplement que cela m’a plus touché et plus fait vibrer.
-Qu’est-ce qui vous a particulièrement touché chez Derrick Rose et incité à suivre ce joueur plus qu’un autre ?
-Derrick Rose m’a marqué dès le début, sans que je m’en rende bien compte. Lorsque j’ai ouvert ce fameux 5 Majeur, c’était lui sur la double page du tout début. Je ne savais pas qui c’était, mais j’ai peu à peu découvert le joueur. La première fois que je l’ai vu jouer, j’ai eu des étoiles plein les yeux : ce n’était pas un joueur de basket, c’était un athlète hors du commun qui pouvait flotter dans les airs. Et lorsqu’on a 11 ans, ça nous marque, ça fait rêver. Quand on est enfant, les rêves sont le cœur de tout. Alors je me suis mis à faire des dessins de lui, par milliers, à jouer dehors pour essayer de reproduire ses acrobaties. Puis arrive le premier maillot et la passion s’embrase. Je me suis peu à peu intéressé à son histoire : un enfant livré à l’un des quartiers les plus dangereux de tous les États-Unis, une humilité incroyable, et un jeu spectaculaire. Tout était réuni, j’avais trouvé mon idole. Dès lors, j’ai regardé des milliers d’heures de vidéos, fait des dessins, créé, acheté des cartes, des chaussures de lui, des maillots bien sûr. Et cela m’a petit à petit amené à la création artistique sur les réseaux sociaux.
-Quels sont les matchs ou les « highlights » de D-Rose les plus marquants que vous avez eu l’occasion de voir en direct ?
-Quand j’étais plus petit, je n’ai pas pu voir beaucoup de matchs car l’ordinateur n’était pas tout le temps branché à la maison. Je regardais les highlights en replay le matin, les box-score, et des mix sur YouTube. Je n’ai donc pas eu la chance de voir ses saisons calibre MVP en direct, mais j’ai un nombre incalculable d’actions qui m’ont profondément marqué : son tomahawk dunk contre les Knicks en 2012 qui fait exploser le United Center, son tir de la gagne à Milwaukee la même année, ses playoffs 2011 (le Game One contre Indiana, je l’ai vu je ne sais combien de fois), ses dunks face au Heat ou son layup titanesque sur la tête de LeBron et D-Wade… la liste est très longue. Ce sont bien sûr ses années Bulls qui m’ont le plus touché. Je repense à son premier match de playoffs en 2009, son contre face aux Raptors où il va au-dessus du cercle, son alley-oop face aux Pistons où il monte plus haut que le petit carré blanc. Je pense que l’action que j’ai revue le plus de fois est son buzzer contre les Cavs en 2015. Quel tir de fou ! Et la célébration (sans célébrer) est iconique.
J’ai vu des matchs en direct à partir de 2018, notamment toute la série de playoffs 2018 où il a montré qu’il n’en avait pas fini avec la NBA. Je n’ai pas vu son match à 50 points mais j’avais hésité à me lever. Je me suis fait le replay de très nombreuses fois. Sa saison complète aux Pistons m’a permis de regarder quelques matchs, mais il était vraiment trop seul dans cette équipe… les derniers matchs en direct que j’ai pu voir sont ses playoffs avec les Knicks en 2021 et tous les matchs de cette saison-là où il s’impose en tant que meilleur sixième homme de la ligue (même si le trophée lui échappe à la fin de la saison). Par la suite, je regardais les matchs en replay. J’en ai vu beaucoup donc, mais certains sont difficiles à trouver, notamment ses premières années.
-Vous avez également vu Derrick Rose jouer de vos propres yeux, pouvez-vous raconter ce moment unique ?
-À l’été 2023, Derrick Rose est devenu agent libre. Je rêvais d’un retour aux Bulls, car il y avait des rumeurs. Mais c’est à Memphis qu’il a signé. Peu importe en vérité, j’avais pris ma décision d’aller le voir jouer pour ne pas mourir avec cet immense regret. Alors j’ai pris mon billet de match, d’avion, et il ne restait plus qu’à attendre. Le 30 octobre 2023, me voilà devant le FedEx Forum de Memphis, et je vais enfin voir mon héros. J’étais arrivé tôt et j’ai pu le voir s’échauffer, à quelques mètres de moi. C’est une sensation inexplicable que de voir quelqu’un en vrai après l’avoir vu des millions de fois en vidéos, après avoir porté tous ses maillots, fait des dessins pendant des nuits entières, avoir les murs de sa chambre recouverts de posters le représentant. Je suis resté bloqué en admiration, debout, l’espace de quelques secondes. Ces secondes qui étaient en fait 20 minutes tant le temps m’a semblé s’arrêter. Son match n’a pas été grandiose, il n’a mis qu’un petit point : un lancer franc, que j’ai filmé. Mais quel bonheur que d’avoir assisté à un petit morceau de son histoire. L’enfant en moi pleurait de joie, et j’ai compris que les rêves qui m’avaient mené jusqu’ici étaient la plus belle chose qui pouvait m’arriver.


-En janvier dernier, le numéro 1 de Derrick Rose a été retiré par les Chicago Bulls et, là encore, vous étiez de la partie. Était-ce un événement immanquable ? Quelles émotions avez-vous ressenties ce soir-là ?
-C’était un moment hors du temps. Le 4 janvier 2025, les Bulls avaient organisé la « DRose Night » et j’avais beaucoup hésité à y aller. Pour des raisons financières et de timing, je n’y suis finalement pas allé mais me suis promis d’aller à la cérémonie de retrait de son maillot. La date tombait parfaitement alors je n’ai pas du tout hésité. C’était une évidence que j’y sois, pour tout ce que Derrick Rose représente pour moi.
Ces quelques jours à Chicago, ma ville que j’aime tant, resteront gravés dans mon esprit pour toujours. Tout était particulier pendant ce week-end. Tout d’abord, il faisait un froid historique : -25°C, ressenti -30°C, des températures pas atteintes depuis plus de 40 ans. Mais cela ne m’a pas empêché de profiter de la ville et de ressentir cette ambiance de communion. Les gens étaient tout simplement heureux : l’un des leurs avait réussi. Derrick Rose n’est pas uniquement le plus jeune MVP de tous les temps, c’est le représentant de la ville de Chicago.
C’est pour ça que récemment il y a ce débat concernant le plus grand joueur de Chicago : Michael Jordan ou Derrick Rose ? Jordan est le plus grand joueur de l’Histoire, mais Derrick Rose est dans le cœur de Chicago à tout jamais. C’est le plus grand athlète issu de Chicago à avoir autant marqué sa ville natale. Alors retirer le maillot de l’enfant de la ville était tout à fait spécial. J’étais tellement heureux d’en être. Je n’avais jamais mis les pieds dans le United Center mais j’en avais déjà fait le tour plusieurs fois lors de mes précédents voyages.
Dans l’atrium, les Bulls avaient organisé une petite exposition d’œuvres d’art et de photos de leur héros au numéro 1, et des télévisions empilées les unes sur les autres montraient ses actions iconiques lors de ses années Bulls. Les gens souriaient tous, l’ambiance était chaleureuse, et l’on pouvait ressentir la fierté de Chicago. Le match qui précédait la cérémonie a été dingue avec un finish complètement fou !
La cérémonie m’a profondément touché, car j’ai pu voir de près la plupart des anciens coéquipiers de DRose, et ce sont ces Bulls de 2010-2011 qui m’ont fait tomber amoureux de ce magnifique sport. Derrick Rose était un joueur spécial, et est un humain touchant. J’ai réalisé un rêve en chantant « MVP ! MVP ! MVP ! » à m’en arracher les cordes vocales, avec plus de 20 000 personnes, dans le United Center, terre de ses exploits. Enfin, voir ce numéro 1 accroché pour toujours au plafond de cette enceinte mythique m’a fait monter les larmes. J’ai compris que c’était un chapitre de ma vie qui se fermait aussi, mais peut-il y avoir plus belle conclusion qu’un maillot retiré et des milliers de pétales de roses qui tombent doucement du plafond ? Derrick Rose est désormais pour l’éternité, et personne ne pourra le lui enlever. Et je pourrai dire que j’y étais.

-Petit débat à la mode : Derrick Rose a-t-il sa place au Hall of Fame selon vous, et ce malgré sa courte période de domination en NBA ?
-Sans l’ombre d’un doute. Peut-être pas en first ballot, mais il y sera, c’est une certitude. Derrick Rose est une légende du basket. Son prime a certes été de courte durée, mais réduire sa carrière à 2008-2012 serait être de mauvaise foi. Le Hall Of Fame ne récompense pas uniquement la carrière NBA. Il a remporté deux titres d’État de l’Illinois au lycée, c’est un double champion du monde avec la sélection américaine (2010 et 2014), et son parcours NCAA l’a emmené jusqu’en finale. À cela s’ajoute sa carrière NBA longue de 16 ans, ce qui est très rare dans une ligue où la moyenne de temps passé est de 3,5 ans il me semble. C’est un Rookie Of the Year, un triple All-Star, un podium 6e homme en 2021, il a joué plus de 700 matchs NBA pour 17 points, 5 passes et 3 rebonds. Il a changé les règles du jeu (la « Derrick Rose rule ») en devenant le plus jeune MVP de l’Histoire. Et pour finir, son histoire est inspirante : se réinventer après les blessures, modifier son jeu alors qu’il aurait pu tout lâcher, revenir encore et encore, progresser. Il a redonné espoir à toute une ville, les gens se sont identifiés à lui. Sa résilience est un modèle. Le Hall Of Fame lui tend les bras.
C’est un Rookie Of the Year, un triple All-Star, un podium 6e homme en 2021, il a joué plus de 700 matchs NBA pour 17 points, 5 passes et 3 rebonds. Il a changé les règles du jeu (la « Derrick Rose rule ») en devenant le plus jeune MVP de l’Histoire.
-Vous êtes connu sous le nom de « D Rose Designer » : quel est votre parcours artistique, quelles sont vos méthodes de travail et quand avez-vous commencé à vous consacrer à Derrick Rose ?
-J’ai tout d’abord créé un compte pour faire des designs sur les joueurs NBA de manière générale (@windy_city_designer) à l’été 2018, mais aujourd’hui j’en fais beaucoup moins (ça va revenir).
J’ai créé mon compte @drose_designer sur Instagram quelques semaines après le match à 50 points de Derrick Rose. Ce match m’a marqué comme aucun autre moment de sport. Je me suis dit qu’il fallait que je montre son histoire, que son abnégation et sa résilience soient montrées à tout le monde.
J’ai toujours adoré le dessin, donc se lancer sur Instagram a été une évidence. Poussé par mon meilleur pote, Brice, qui est le premier follower pour toujours, je me suis jeté dans le design. Je n’ai aucune formation, j’ai donc tout appris tout seul, petit à petit, et sans Photoshop… J’ai commencé sur mon ancien ordinateur pour faire le détourage de joueur, mais je suis très vite passé au téléphone, notamment avec l’application PicsArt. J’utilise d’autres applications en complément, mais j’ai investi dans une tablette depuis un peu plus d’un an, ce qui est bien plus agréable que de travailler sur un petit écran d’iPhone.
Je travaille à l’inspiration : le basket est un sport extraordinaire, en haute altitude, et les positions du corps sont spectaculaires (encore plus lorsque c’est Derrick Rose, le meneur athlétique par excellence). Donc quand je vois une photo de lui, un moment que j’ai apprécié, je me lance. Parfois j’ai des idées bien précises, et elles amènent à de petits projets que j’adore faire : des calendriers de l’Avent avec « un jour, un maillot » ou « un jour, une chaussure », des séries sur un thème précis. On peut créer beaucoup de choses. J’ai encore plein d’idées alors que j’ai déjà publié plus de 1150 designs sur Instagram. Créer me permet de penser à autre chose et de me couper du quotidien.

-Avec quelles structures avez-vous eu l’occasion de collaborer jusqu’à présent ?
-Tout s’est fait de manière progressive. J’ai d’abord commencé avec des petits projets personnels sur mon compte Instagram. Je me souviens avoir fait de petits stickers en imprimant un de mes designs sur du papier autocollant. J’ai aussi pu faire des collaborations sur des designs avec différents graphistes d’Instagram aux styles variés, et au talent incroyable. Quand l’occasion se présente, je n’hésite pas à contacter certains designers pour créer.
La bascule s’est faite en 2021, durant l’été. Cela correspond à la période où je suis retombé dans le monde des cartes de collection, et j’ai découvert Zetaw de cette manière. Là encore, j’ai osé le contacter pour savoir si une collaboration était possible. Et il a dit oui ! En septembre sortaient donc mes premières cartes, une vraie fierté. Quelques mois plus tard, j’ai fait faire des t-shirts avec un design de DRose aussi et c’était vraiment sympa. J’ai pu faire d’autres séries de cartes avec Zetaw, et des collaborations également avec Slip, qui reprend des œuvres classiques de la peinture pour les adapter au contexte NBA. Toutes ces collaborations sont précieuses pour moi, car elles m’ont permis d’échanger avec des gens exceptionnellement gentils, et même d’en rencontrer certains !
C’est en 2025, l’année dernière donc, que j’ai pu faire des projets qui sont extraordinaires. J’échange depuis quelques années avec Grégory Gabillet, un homme en or qui travaille à la rédaction de 5 Majeur. Et à l’occasion de la « DRose Night », le 4 janvier 2025, je lui ai demandé s’il serait possible de faire un poster pour ce magazine qui symbolise toute mon enfance. C’est comme ça que j’ai pu avoir le mail du graphiste de 5 Majeur, Sauny, un gars super sympa qui a accepté sans réfléchir ! Quelle immense joie que de voir ensuite mon travail sur un poster, dans un 5 Majeur ! Je n’aurais jamais imaginé faire ça, et je pense que si j’allais voir le moi de 11 ans, il deviendrait fou ! 5 Majeur est un magazine qui durera encore très longtemps, je l’espère. Dans un autre numéro, il avait fait la promotion d’un coffret spécial réalisé par Le LancerFranc, qui propose des boîtes « mystère » avec un maillot NBA de qualité et autres goodies, et là encore j’ai eu la chance de faire partie des quatre graphistes qui ont pu créer une série unique de quatre cartes sur le thème de « la NBA de mon enfance à aujourd’hui ».

Ne jamais hésiter à contacter les gens. Au pire, ils ne répondront pas, mais vous aurez essayé. C’est comme ça que j’ai pu échanger avec Florent, fondateur de la marque DearBBall. Je lui ai demandé si une collaboration serait possible autour de DRose, et il est revenu vers moi en me disant oui ! Je ne le remercierai jamais assez pour ça. Avec l’aide de Pauline qui travaillait chez DearBBall, et avec l’aide de leurs graphistes, car j’ai eu pas mal de soucis avec Adobe (que je n’utilise jamais mais que j’ai apprivoisé grâce à l’aide de mon pote Jo), le résultat dépasse mes espérances. Trois ensembles différents avec un t-shirt et un short pour chacun. Mon logo à côté de celui de DearBBall, une folie ! Je suis très honoré d’être le premier designer extérieur à avoir collaboré avec eux. Sur les t-shirts il y a mon logo sur la manche aussi ! DearBBall a une équipe de fou, d’une gentillesse sans borne.
Enfin, j’ai pu faire un autre poster pour 5 Majeur afin de célébrer le retrait de maillot de mon idole, poster disponible dans le 5 Majeur de mars 2026, car Sauny a gentiment accepté, une fois de plus.
Aujourd’hui donc, je peux dire que j’ai des posters de DRose qui sont de moi, publiés dans mon magazine préféré de tous les temps, que je porte des vêtements avec mon petit logo et que j’ai travaillés pendant des mois, et que j’ai des cartes de collection que j’ai pu faire seul ou en collaboration. L’argent ne m’intéresse pas, je fais tout par passion. La passion mène loin, et j’ai hâte de découvrir où ! Quand vous êtes passionné, les gens le voient, et cela attire les bonnes énergies. Je suis tellement fier et chanceux d’avoir pu faire tout ça ! En attendant la suite !
Mon logo à côté de celui de DearBBall, une folie ! Je suis très honoré d’être le premier designer extérieur à avoir collaboré avec eux.
-Pouvez-vous présenter votre premier livre, Resilience, paru en 2024 ?
-L’idée est née en 2021. Depuis petit, j’aime créer des choses, dessiner, écrire un peu. Je faisais des dessins de DRose mais je créais aussi des centaines de mini-books de joueurs NBA, dont la plupart étaient sur lui. J’aime plus que tout faire des designs sur Instagram, mais c’est « uniquement » du virtuel. J’aime avoir des objets de collection (mes collections de maillots, de cartes ou de chaussures de Derrick Rose sont peut-être excessives d’ailleurs mais font partie de mon histoire à moi), quelque chose qui a une signification et qui symbolise quelque chose de fort.
L’inspiration vient aussi de mon grand-père maternel, que j’aimais plus que tout au monde et qui est parti cette année-là. Il avait pris le temps d’écrire un livre pour raconter toute l’histoire de notre famille, en effectuant un travail colossal de recherches généalogiques, et je garde mon exemplaire précieusement. J’aurais beaucoup aimé qu’il voit ce que j’ai fait, car sans lui et ce qu’il représente pour moi, je ne me serais pas lancé.
Avec mes designs, je me suis dit : « Pourquoi ne pas raconter la carrière de Derrick Rose à travers des moments marquants ? ». L’idée s’est affinée, et ce livre contient 50 moments de sa carrière, qui m’ont particulièrement marqué. Chaque chapitre raconte donc un moment, sur ou en dehors des parquets, et est accompagné de l’un de mes nombreux designs publiés sur Instagram. Ce n’est pas un travail littéraire, car je n’ai pas la prétention d’avoir une belle plume ou des tournures de phrases poétiques.
Ce livre, c’est une partie de moi. Je voulais rendre hommage à Derrick Rose, donner une partie de ma passion comme lui a donné son temps au basket et à ses fans. Ce n’est pas un travail parfait, mais c’est la chose dont je suis le plus fier de toute ma vie. J’ai contacté de nombreuses maisons d’édition, mais aucune ne m’a répondu positivement. Alors j’ai cherché un imprimeur, et j’ai trouvé l’Imprimerie Poisneuf, en Bretagne, que je recommande à tout le monde. Le résultat est d’une grande qualité. Ne pas avoir trouvé de maison d’édition est un mal pour un bien car j’ai le sentiment d’avoir fait tout mon livre du début à la fin : l’écriture, les recherches, les designs, le design de la couverture, la mise en page. Tout est de moi, et c’est une grande satisfaction.
La passion que j’avais quand j’ai vu DRose pour la première fois s’est peu à peu transformée en obsession, mais je ne regrette absolument rien. Car c’est la passion qui porte le plus loin, les gens voient et comprennent la sincérité. Et c’est ce que je veux quand les gens lisent mon livre, qu’ils comprennent une partie de mon obsession et la partagent. J’espère que les gens qui me connaissent sont fiers de ce livre car je l’ai fait pour moi d’abord, mais pour ceux que j’aime également.

-Comment se le procurer ?
-C’est très simple : il suffit de me contacter ! Aussi bien sur X (@DesignerDrose) que sur Instagram (@drose_designer), puis je prends vos informations, car je fais l’envoi via Mondial Relay ! Cela permet un suivi efficace et des coûts assez bas. Je réponds à tout le monde sur les réseaux et si vous avez des questions, il ne faut pas hésiter.
-Un deuxième volume vient de paraître, que peut-on y trouver ? La méthode pour se le procurer est-elle la même que pour le précédent, c’est à dire directement avec vous par message privé sur les réseaux sociaux ?
-Pour ce deuxième volume, on reste sur le même format que le premier : 50 moments marquants de la carrière de Derrick Rose. Quand j’ai fait le Volume I, j’avais l’idée de faire un deuxième (et dernier volume) pour avoir le sentiment que j’avais raconté son histoire en entier (bien que j’ai dû laisser de côté quelques matchs/moments). De ce fait, les deux livres recoupent donc 100 moments marquants de sa carrière, et je suis très fier du résultat ! Tout a été fait avec le cœur, des illustrations au texte (sans IA !) et j’espère que les gens y verront ma passion. Le retrait du numéro 1 en janvier dernier était devenu l’évidence : ce serait la fin parfaite de mon deuxième livre et c’est le cas avec un épilogue plus long que tous les autres chapitres.
Pour se procurer ce second opus, il suffit de me contacter sur les réseaux sociaux (X ou Instagram) et je m’occupe de l’envoi tout en répondant aux éventuelles questions avec grand plaisir ! Et ne pas hésiter à en parler autour de soi pour les fans de basket, de sport ou même des gens qui aimeraient découvrir l’histoire de mon idole.

Propos recueillis par Alexandre Taillez
Illustrations : Quentin Gris

