Furiani, 5 mai 1992 : devoir de mémoire

Les années passent mais le souvenir reste. Le mardi 5 mai 1992, l’une des tribunes du stade de Furiani, antre du Sporting Club de Bastia, s’effondrait, entraînant dans l’horreur toute l’île de Beauté mais aussi la France entière.

Il est des dates qui, chaque année, rouvrent des plaies. Le 5 mai en fait partie.

Le bilan de l’accident est abominable : 18 morts, 2 357 blessés, et un traumatisme éternel.

La gigantesque tribune provisoire avait été installée peu avant la demi-finale de Coupe de France entre le SC Bastia et l’Olympique de Marseille, un match très attendu. Habituellement d’une capacité d’environ 9 000 places, le stade Armand Cesari de Furiani accueillait donc exceptionnellement 18 000 spectateurs.

L’imposante structure métallique suscitait des inquiétudes avant même la rencontre et le speaker du stade appelait ainsi les supporters y étant installés à ne pas taper des pieds, « pour des raisons de sécurité ».

Il est 20h20 quand le drame se produit.

Les images et les enregistrements sonores de ce moment glacent le sang, ils sont parfois même insoutenables. Les témoignages confirment ce ressenti, certains évoquant « une scène de guerre », d’autres parlant de « champ de bataille ». La pelouse est immédiatement transformée en hôpital à ciel ouvert.

Pas de match le 5 mai

Alors que la Corse entière le réclamait à juste titre depuis de longues années, il aura fallu attendre une éternité, près de 30 ans, pour que les instances du football français prennent la décision de ne plus organiser de match de football le 5 mai. La loi du 20 octobre 2021, bien qu’étant votée beaucoup trop tardivement, remet donc enfin les choses à leur place : le football est une fête et un jour de deuil ne s’y prête pas, il ne s’y prêtera jamais.

En ce 5 mai 2026, CinéSport salue la mémoire des victimes et toute la communauté bastiaise.

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