Déconcertante ! Voilà comment résumer en un mot la saison régulière 2025/2026 en NBA. Certaines franchises très attendues ont déçu quand des outsiders ont fait bien mieux que prévu, à commencer par les Boston Celtics et les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama. Avant les playoffs, retour sur six mois de compétitions.
Le vert, symbole d’espoir
Qui aurait pu imaginer une telle saison des Boston Celtics ? Privés de Jayson Tatum pendant les 4 premiers mois, les champions 2024 étaient annoncés dans les bas-fonds de la Conférence Est par les spécialistes et autres pronostiqueurs. Mais Joe Mazzulla, le coach de l’équipe, et Jaylen Brown, l’autre superstar des Celtics, avaient d’autres projets. Avec 56 victoires, Boston termine à la 2e place, devant les New York Knicks et les Cleveland Cavaliers. Tous les espoirs sont permis pour les playoffs, d’autant plus que Jayson Tatum est revenu sur les parquets le 7 mars dernier et que son tendon d’Achille semble parfaitement remis.
Detroit sort du bois
Si Boston n’est pas en première position, c’est parce qu’une autre franchise a surpris positivement, les Detroit Pistons. Pire équipe de la ligue en 2022/2023 et en 2023/2024, les Pistons ont obtenu 60 victoires, le 3e meilleur bilan de toute la NBA. Respectant l’ADN de la franchise, c’est en équipe que les Pistons ont brillé, même si le meneur de jeu Cade Cunningham a rejoint les rangs des meilleurs joueurs de toute la NBA. Il ne sera hélas pas éligible aux récompenses individuelles de fin de saison, n’ayant pas joué le nombre minimum requis de 65 matchs suite à un pneumothorax contracté en mars. Dans la raquette, Jalen Duren a passé un cap et dissuadé nombre de joueurs adverses, tout en progressant sérieusement offensivement. Il compile 19,5 points et 10,5 rebonds par match.
Des déceptions… et une performance historique !
Les Knicks et les Cavaliers, respectivement 3e et 4e, n’ont pas réalisé une mauvaise saison mais ont déçu malgré tout. Voir l’une des deux équipes réaliser un parcours en playoffs qui la mènerait jusqu’au titre serait une surprise de taille. New York a toutefois ajouté une (petite) ligne à son palmarès en remportant la NBA Cup le 16 décembre grâce à une victoire 124-113 en finale face aux Spurs. Jalen Brunson a été nommé MVP de la compétition.
Notons la belle remontée au classement d’Atlanta, 6e et donc directement qualifié en playoffs grâce à une série de 20 victoires en 26 matchs à la suite de la pause du All-Star week-end en février. Orlando, annoncé parmi les favoris, a fait preuve de beaucoup d’irrégularité, tout comme Miami, malgré la performance historique de Bam Adebayo le 10 mars, comme nous l’évoquions dans un précédent article. Le pivot du Heat, avec 83 points inscrits en un match, aura quoi qu’on en dise marqué la saison de son empreinte.
Le tanking dans le viseur de la NBA
Derrière, beaucoup de remue-ménage à Milwaukee, qui semble de plus en plus menacé par un départ de Giánnis Antetokoúnmpo, et des Chicago Bulls, qui ont finalement décidé de remercier Arturas Karnisovas, le vice-président des opérations basket, et le General Manager Marc Eversley, sanctionnant plusieurs années trop médiocres.
Brooklyn, Indiana et Washington se sont livré bataille pour obtenir… la dernière place ! Et ce dans l’espoir de récupérer le meilleur choix possible lors de la prochaine draft, lorsque les grands espoirs universitaires et internationaux rejoindront la NBA. Une méthode, le « tanking », qui agace de plus en plus les dirigeants de la ligue, qui ont sanctionné les Indiana Pacers par une amende et devraient rapidement prendre des mesures pour empêcher qu’un tel phénomène ne se reproduise.
OKC 1er mais pas invincible
Avant le 14 décembre dernier, le champion en titre était sur une série incroyable de 24 victoires en 25 matchs, laissant les plus optimistes imaginer une saison record à 74 succès (le record actuel étant détenu par les Golden State Warriors, qui avaient enregistré 73 victoires lors de la saison 2015/2016).
Mais entre le 14 décembre et le 13 février, OKC s’est incliné 13 fois en 31 matchs, dont 4 revers en 4 affrontements face aux Spurs.
Victor Wembanyama et compagnie
Les Spurs achèvent donc cet exercice à la 2e place, après avoir impressionné la NBA. Le Français Victor Wembanyama est bien sûr l’image de la franchise, il devrait être nommé défenseur de l’année et être sur le podium pour le trophée de MVP, mais, même en son absence – Wemby a manqué 18 matchs de saison régulière mais reste éligible aux trophées grâce au parcours de son équipe en NBA Cup -, San Antonio a affiché une solidité démontrant que l’équipe avait plus d’un atout. Tout le monde a apporté sa pierre à l’édifice, qu’il s’agisse de De’Aaron Fox (même si son apport offensif est moindre que lors de ses années chez les Kings), le sophomore Stephon Castle, Devin Vassell, Keldon Johnson, mais aussi le rookie Dylan Harper, Julian Champagnie, et même le pivot remplaçant Luke Kornet, précieux dans son rôle.
Nikola Jokic à nouveau en triple double de moyenne
Shai Gilgeous-Alexander, Victor Wembanyama, Nikola Jokic et Luka Doncic, les 4 principaux candidats au trophée de MVP, hissent leurs franchises respectives aux 4 premières places de la Conférence Ouest. Denver finit en effet 3e avec 54 victoires, grâce notamment à un Nikola Jokic à nouveau surhumain, ayant réalisé pour la seconde année consécutive une saison en triple double de moyenne (27,7 points, 12,9 rebonds, 10,7 passes décisives). Si CinéSport avait un bulletin de vote, et malgré une hésitation avec « Wemby », le nom du Serbe y serait probablement inscrit. Jokic a été bien épaulé par Jamal Murray, qui a fait taire certaines critiques reçues ces dernières années. Aaron Gordon, absent pendant une partie de la saison, est revenu au meilleur moment et pourrait être un élément décisif en playoffs, comme lors de la saison victorieuse des Nuggets en 2023.
Les Lakers s’en sortent
C’était Hollywood à Los Angeles ! Les Lakers, malgré plusieurs périodes de secousses, occupent la 4e place et auront ainsi l’avantage du terrain lors du premier tour des playoffs (53 victoires, 29 défaites). Luka Doncic termine meilleur marqueur de la NBA avec 33,5 points de moyenne, mais est a priori inéligible aux trophées de fin de saison, même si son clan devrait déposer un recours. L’opposition entre les Lakers et les Houston Rockets en playoffs s’annonce toutefois serrée et passionnante. Il pourrait par ailleurs s’agir des derniers matchs de LeBron James sous le jersey de Los Angeles, mais pas de ses derniers matchs en NBA, les rumeurs persistantes parlant plutôt d’un changement de destination l’été prochain.
Incertitudes
Parmi les déceptions, Minnesota ne termine « que » 6e, tandis que les Los Angeles Clippers sont en play-in. Leur 9e place est cependant un petit exploit après une première partie de saison cauchemardesque. Et si Kawhi Leonard était à l’origine d’un nouvel exploit ces prochaines semaines, comme lorsqu’il mena les Toronto Raptors jusqu’au titre en 2019 ?
Stephen Curry, souvent blessé, n’a pas pu hisser les Warriors plus hauts qu’en dixième place, tandis que le numéro 1 de la dernière draft, Cooper Flagg, a montré tout son talent, même si Dallas ne verra pas les playoffs cette année. Sacramento et Utah ferment la marche.
Play-in NBA : c’est parti !
Les deux premiers matchs du play-in se sont tenus dans la nuit du 14 au 15 avril (heure française). Miami est d’ores et déjà en vacances après sa défaite 127-126 à Charlotte, après prolongation et une fin de match folle. Les Hornets défieront le perdant de la rencontre entre les Sixers et le Magic pour tenter de rejoindre les playoffs.
Un peu plus tard dans la nuit, Portland a de son côté acquis sa place en post-season et devra subir les foudres de Victor Wembanyama et des Spurs au premier tour. Le succès 114-110 des Blazers sur le parquet de Phoenix devrait cependant donner confiance aux coéquipiers de Deni Avdija, auteur d’une prestation XXL (41 points, 12 passes, 7 rebonds).
Ce n’est pas encore fini pour Phénix, qui peut encore goûter aux playoffs en battant le vainqueur du match entre les Clippers et les Warriors, qui aura lieu la nuit prochaine.

