Ligue des Champions : soirée de rêve pour le PSG, nuit de cauchemar à Paris (et en France)

Ils l’ont fait ! Dans la chaleur de Budapest, les joueurs du Paris Saint Germain ont remporté une deuxième Ligue des Champions consécutive après leur succès aux tirs aux buts face à Arsenal. Hélas, des incidents ont immédiatement éclaté dans les rues de la capitale mais aussi à travers tout le pays.

Incontestablement la meilleure équipe d’Europe. Dans un match on ne peut plus différent de la finale de 2025 remportée 5-0 face à l’Inter Milan, le PSG a su trouver les ressources pour déjouer les plans des hommes de Mikel Arteta. La partie avait pourtant bien mal commencé.

Défense de fer, contre attaque de feu, antijeu exaspérant

Ce n’était pas une surprise, Arsenal allait jouer sa finale avec ses qualités, à commencer par sa défense extrêmement solide et étouffante, et tenter de procéder en contre. C’est ce à quoi l’on a assisté dès les premiers instants de la rencontre et le moins que l’on puisse dire est que la méthode s’est révélée efficace. Dès la 5e minute, Kai Havertz profitait d’un contre favorable pour s’en aller seul vers le but parisien. Bien qu’excentré côté gauche, sa frappe puissante ne laissait aucune chance au gardien russe du PSG, Matvey Safonov, et mettait les Gunners sur la bonne voie.

Après 15 minutes de jeu, les chiffres étaient largement favorables aux Parisiens, avec 99 passes effectuées contre 17, et une possession de balle de 78%. Pourtant, au-delà du score, les champions d’Europe en titre paraissaient sans solution, victimes du faux rythme imposé par Arsenal. Et si la stratégie défensive peu excitante des Anglais était la bonne ? Et si elle était le parfait remède au football prôné par Luis Enrique ?

De toute évidence pas assez sûrs de leurs forces, les Gunners avaient toutefois décidé de sortir la carte de l’antijeu, en tâchant de gagner du temps et de casser le rythme à la moindre occasion, tout en se laissant tomber au moindre contact, aussi léger soit-il. De quoi agacer l’arbitre, l’Allemand Daniel Siebert, qui se montrait beaucoup plus intransigeant sur la question à partir de la mi-temps.

Paris reprend la main

La deuxième période reprend donc avec un Paris SG plus volontaire et ambitieux mais aussi avec une équipe d’Arsenal moins libre de hacher le match. Peu après l’heure de jeu, Kvaratskhelia trouve une ouverture mais est taclé irrégulièrement par Mosquera dans la surface de réparation anglaise, penalty indiscutable. Mosquera échappe cependant à un second carton jaune qui aurait été synonyme d’exclusion et n’aurait pas été un scandale.

Assumant son statut, Ousmane Dembélé s’élance et marque le penalty en prenant le gardien à contre-pied, 1-1.

Le rythme diminue à nouveau mais Kvaratskhelia touche le poteau à la 77e minute sur une contre-attaque suite à une erreur de Saliba. Kvaratskhelia, homme clé du parcours parisien en Ligue des Champions cette année, cède sa place à Barcola qui se fait lui-même remarquer dans les dernières minutes du temps réglementaire avec un duel perdu puis une frappe non cadrée sur une situation pourtant dangereuse. Il faut en passer par les prolongations et, malgré quelques protestations anglaises sur l’arbitrage, rien ne leur est accordé et l’on se dirige bien vers les tirs aux buts.

A cet exercice, le PSG se montre plus solide avec 4 tirs transformés en 5 tentatives contre 3 seulement pour Arsenal, Eze puis Gabriel ne trouvant pas le cadre. Ce dernier échec de l’ancien joueur du LOSC offre la victoire au PSG qui s’adjuge donc un second titre européen de rang, une performance rare ! La C1 ne viendra pas étoffer les vitrines du musée des Gunners.

La fête à Budapest, les émeutes en France

Alors que le capitaine historique du PSG, Marquinhos, prend immédiatement le temps de consoler Gabriel après son terrible échec, Luis Enrique et ses joueurs peuvent exulter et fêter un triomphe historique. C’est Marquinhos, justement, qui soulèvera la coupe aux grandes oreilles quelques minutes plus tard, comme l’an passé à Munich.

Hélas, à l’image de ce qui s’était passé en 2025, le coup de sifflet final du match est le coup d’envoi des incidents à Paris. Si nombre de Parisiens célèbrent le succès des leurs avec un état d’esprit festif, les casseurs sont de sortie…et ils sont nombreux. Attaques de CRS et de pompiers, dégradations de véhicules, incendies, pillages, intrusions sur le périphérique : toutes les craintes des autorités se produisent à nouveau et gâchent en partie une soirée jusque-là festive. Les images de Lens, en liesse après le succès du RCL en Coupe de France 8 jours plus tôt, paraissent bien loin. Aucun incident n’avait été à déplorer dans le Pas-de-Calais, quand, samedi soir, ce sont de nombreuses villes de France qui ont été le théâtre de scènes désolantes. De Nantes à Grenoble en passant par Angers, des délinquants ont profité des rassemblements populaires pour attaquer des véhicules de police ou piller des commerces, le tout filmé et diffusé en direct sur les réseaux sociaux.

Des scènes chaotiques qui pourraient avoir de lourdes conséquences politiques dans quelques mois. Il n’y a pas que le PSG qui rêve plus grand.

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